Quillan
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La réforme des collectivités territorialesLa loi de réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010Elle entend constituer une étape majeure dans la construction de la France décentralisée de demain et répondre aux objectifs premiers de la décentralisation affirmés en 1982 :
La loi crée de nombreux outils susceptibles de s’adapter à la diversité des territoires et dont l’objet est de faciliter l’élaboration des politiques publiques locales et la gestion des services publics de proximité.• renforcer la démocratie locale, par l’élection au suffrage universel des nouveaux conseillers territoriaux à la région et au département d’une part et des conseillers communautaires des intercommunalités en même temps que les conseillers municipaux d’autre part ; • accroître l’efficacité de l’action publique locale au plus près du citoyen, par la clarification des compétences et des financements, l’achèvement de la construction intercommunale et le développement de la mutualisation des moyens des collectivités. Achèvement et rationalisation de l’intercommunalitéLa loi n°2010-1563 du 16 décembre 2010 contribue à la modernisation en profondeur de notre organisation territoriale.
La loi attribue au Préfet des pouvoirs accrus (jusqu’au 1er juin 2013) visant à faciliter l’intégration des communes isolées dans un Etablissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, rendre plus cohérent le périmètre des EPCI et des syndicats mixtes et réduire le nombre de syndicats. Ce dispositif peut s’appliquer dans six cas : • création d’un EPCI à fiscalité propre ; • modification du périmètre d’un EPCI à fiscalité propre ; • fusion d’EPCI dont un au moins est à fiscalité propre ; • dissolution d’un syndicat de communes ou d’un syndicat mixte ; • modification du périmètre d’un syndicat de communes ou d’un syndicat mixte; • fusion de syndicats de communes ou de syndicats mixtes. Ces procédures s’effectuent à l’initiative du préfet en application du schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI). Le schéma départemental de coopération intercommunaleLe schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) est un document, établi dans chaque département, servant de cadre de référence à l’évolution de la carte intercommunale.Objectifs du schémaEn ce qui concerne les EPCI à fiscalité propre, il s’agit d’établir une couverture intégrale du territoire, de supprimer les enclaves et discontinuités, de rationaliser les périmètres. En ce qui concerne les syndicats de communes et les syndicats mixtes, il s’agit de réduire leur nombre et de rationaliser leurs périmètres.Orientations à prendre en compte pour son élaborationLa constitution d’EPCI à fiscalité propre regroupant au moins 5 000 habitants (l’indication du seuil ne concerne pas les zones de montagne. Le préfet a le pouvoir d’y déroger pour tenir compte des caractéristiques géographiques particulières de certains espaces). La cohérence des périmètres des EPCI à fiscalité propre par rapport aux aires urbaines, aux bassins de vies et aux Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) doit être prise en compte. L’accroissement de la solidarité financière doit être favorisé. La réduction du nombre de syndicats de communes et de syndicats mixtes, notamment en cas de doubles emplois avec des EPCI à fiscalité propre doit être encouragée. Le transfert des compétences des syndicats aux EPCI à fiscalité propre doit être prévu. La rationalisation des structures compétentes en matière d’aménagement de l’espace, de protection de l’environnement et de respect du développement durable doit être envisagée.Procédure d’élaborationCe schéma est élaboré par le préfet dans le cadre d’une large concertation avec l’ensemble des communes, des EPCI et des syndicats mixtes concernés, ainsi qu’avec la commission départementale de la coopération intercommunale.Le calendrier d’élaboration et de mise en œuvreLe schéma de chaque département doit avoir été arrêté avant le 31 décembre 2011. Il est révisé tous les six ans. Toute modification de la carte intercommunale doit tenir compte du SDCI.Le schéma Départemental de Coopération intercommunal de Mme le Préfet de l’Aude le 9 mai 2011La nouvelle carte comprend 10 EPCI à fiscalité propre :- 2 communautés d’agglomération - 8 communautés de communes. Les noms donnés aux intercommunalités proposées n’ont qu’une valeur indicative, destinée à faciliter la lecture et la compréhension. Il reviendra, bien évidemment aux instances chargées de la gouvernance de chacune d’entre elles, d’en déterminer la dénomination définitive. En ce qui concerne la Haute Vallée de l’Aude, il est proposé un découpage en 3 communautés de communes : La CDC de la Haute Vallée de l’AudeCette nouvelle entité, qui intégrerait les deux dernières communes de l’arrondissement de Limoux qui n’adhéraient jusqu’à présent à aucun EPCI à fiscalité propre, à savoir Belcaire (428 hab.), et Mérial (26 hab.) regrouperait les 4 CDC existantes suivantes :_ la CDC du Pays de Sault : 15 communes, 1 154 habitants, régime fiscal : fiscalité additionnelle, coefficient d’intégration fiscale 0,410, _ la CDC Aude en Pyrénées : 16 communes, 8 726 habitants, régime fiscal : la fiscalité additionnelle, _ la CDC du canton d’Axat : 17 communes, 1 897 habitants, régime fiscal : la fiscalité additionnelle, _ la CDC du Chalabrais : 14 communes, 3 415 habitants, régime fiscal : la fiscalité additionnelle avec fiscalité professionnelle unique dans les zones d’activités économiques, Cette communauté de communes regrouperait au total une population de 15 750 habitants avec 64 communes. Quillan et ses quelques 3 500 habitants serait le bourg-centre de la nouvelle entité avec des équipements structurants Axat (707 hab.), Belcaire (428 hab.) et Chalabre (1 165 hab.) constitueraient autant de pôles secondaires dans cette CDC. La CDC de la Moyenne Vallée de l’Aude
Cette nouvelle CDC correspondrait à peu de choses près au bassin de vie autonome de Limoux tel que défini par l’INSEE. Cette moyenne vallée s’étend, d’Ouest en Est, du Razès au Saint-Hilairois. |