Accroché à une crête calcaire qui culmine à 800 mètres d’altitude, le château de Peyrepertuse matérialise l’un des plus remarquables châteaux forts du Midi de la France situé à 45 minutes de Quillan. Non loin des remarquables Gorges de Galamus et de son ermitage, la forteresse royale de Peyrepertuse dont le nom signifie "pierre percée" veille du haut d’un formidable promontoire sur le sud des Corbières, la plaine du Fenouillèdes et sur l’ancienne frontière franco-aragonnaise.
Un village fortifié est mentionné pour la première fois sur le site en 1050. Au début du XIIème siècle, il passe sous la suzeraineté de Barcelone, puis, à partir de 1162, sous celle des rois d’Aragon. Ce qui laisse Peyrepertuse
au dehors de la Croisade jusqu’à l’entrée de Pierre II d’Aragon

dans le conflit. En 1217, Guilhem de Peyrepertuse rend toutefois hommage à Simon de Montfort avant de se rebeller contre l’Eglise et le roi de France entre 1224 et 1229. Peyrepertuse aura sensiblement le même destin que son voisin Quéribus. Son seigneur remettra le château en novembre 1240 à Jean de Belmont, le chambellan du roi de France. A partir de 1242, des travaux gigantesques vont faire de Peyrepertuse un élément essentiel du dispositif de défense du royaume de France face à l’Aragon.
Aujourd'hui encore, il faut plus d'une heure pour accéder en haut des ruines à pied qui forme une véritable ville morte, une sorte de Petit Carcassonne avec ses murs, ses tours, son château intérieur, ses maisons...
L'enceinte épouse parfaitement la plate-forme triangulaire que constitue le socle de la forteresse longue de trois cents mètre et large d'une cinquantaine de mètres en son milieu.